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« Objets taciturnes, qui ne vivent que dans l’attente de leur plus juste expression» Francis Ponge 

 

L’objet s’inscrit dans nos intérieurs comme le miroir de nos états d’âme. D’un monde à l’autre, il devient kitsch, essentiel, ornemental. Pour le maître de maison, l’objet produit un message à l’attention de ses hôtes, tout en exprimant un territoire intime d’une riche complexité. Unique ou formaté, il comble nos modes de vie, s’enrichit d’une histoire, devient précieux, se transmet et termine sa course dans un musée, un grenier ou une poubelle.

Il ne puise plus du sens dans sa fonction pratique mais dans sa matérialité. Et constitue alors un système cohérent de signes à partir duquel s’élabore le concept  de consommation. 

Le vingtième siècle a posé un regard neuf sur l’objet en l’extirpant du banal. Poètes, écrivains, artistes ont élevé l’objet à une fonction autre que bassement matérialiste. Sa valeur communicante et accessible a conduit, à  partir du réel et sans l’idéaliser, à une autre manière de donner à voir et à penser.

On y verra peut-être alors de la beauté.

En les  isolant de leur contexte  par le biais du fragment, du détail ou dans leur plénitude, j’interroge cette place consumériste qui nous aide à maîtriser le temps et porte toujours la marque de la solitude.

 

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