« Le corps maternel est le premier environnement, le premier milieu naturel et culturel, physiologique et mental, charnel et verbal. C'est le premier monde accueillant (ou rejetant) ou se forme, se crée, grandit l'être humain. C'est la première terre, c'est la première maison qu'il habite. La chair vivante, parlante et intelligente des femmes est la première matière pensante, en même temps que la première usine, la plus formidable machine de production. » Antoinette Fouque
J'ai eu la chance de naître dans un environnement culturel à peu près bienveillant pour ma condition de femme. Partout dans le monde, on s'en prend au corps des femmes, qui sont excisées, violées, lapidées, immolées par le feu, battues ou empêchées de naître, notamment dans des pays émergents (Inde, Chine). Et si par malheur elles naissent, nombreuses sont celles qui meurent en bas âge mal nourries, mal soignées. Seule une femme qui engendre un fils a vraiment droit au titre de mère dans l'imaginaire collectif ancestral.
Dans le livre noir de la condition des femmes, cela s'appelle un auto-génocide machiste. Où comment au nom de divers pratiques culturelles et ou religieuses des femmes manquent déjà sur la planète.
Ces images de femmes occidentales enceintes et heureuses de l'être (suivies tout au long de leur grossesse jusqu'à l'ultime photo avec l'enfant) sont associées à des chiffres révélateurs (source OMS).